L'abécédaire du candidat

A comme Assemblée Nationale

L’Assemblée nationale compte 577 députés. Ils et elles sont élus tous les cinq ans au suffrage universel direct, dans chacune des 577 circonscriptions territoriales représentant en moyenne 117.000 habitants. La Haute-Garonne compte dix circonscriptions. Le nord-ouest de la commune de Toulouse, ainsi que celles de Blagnac, Cornebarrieu, Beauzelle et Mondonville constituent la première circonscription.

C’est l’Assemblée nationale, essentielle à l’exercice de la démocratie, qui sera renouvelée par vos votes lors des élections des 12 et 19 juin 2022, sept semaines après les élections présidentielles.

Le travail des députés consiste à débattre, corriger et voter des projets ou propositions de lois. En moyenne ce sont près d’une soixantaine de textes qui sont étudiés et votés chaque année par le parlement.

Les projets de loi sont proposés par le gouvernement et les propositions de loi sont d’origine parlementaire, ce qui signifie qu’elles sont écrites par les députés ou les sénateurs. Les propositions de loi ne représentent seulement qu’un quart environ des textes débattus et votés par les députés et les sénateurs ; Trois quart des travaux portent sur les projets de loi. C’est la raison pour laquelle, lorsque le Parlement n’est presque composé que d’élus issus de la majorité gouvernementale, les textes sont souvent votés par une assemblée qui ne fait qu’entériner les choix gouvernementaux.

On ne peut qu’être étonné de ce mode de fonctionnement des institutions puisqu’en définitive, c’est le pouvoir exécutif –c ‘est à dire le gouvernement- qui décide des trois quarts des lois votées au parlement, siège du pouvoir législatif. Cette procédure est sans doute largement responsable d’une désagrégation du sentiment de démocratie. Il est temps d’y remédier.

Il faut redonner au Parlement son vrai rôle, celui par lequel il initie les nouvelles lois dans l’intérêt des français. Il est essentiel de choisir des parlementaires compétents, disponibles et indépendants des grandes formations politiques dont ils sont otages. Il faut proposer la réforme constitutionnelle nécessaire au rétablissement du rôle législatif du parlement. L’établissement de la proportionnelle, c’est-à-dire d’une représentation de toutes les tendances démocratiques du pays, est une des solutions proposées. Le changement du calendrier électoral serait aussi un bon moyen de ne plus corréler le résultat des élections présidentielles à l’élection des députés. Plusieurs élus proposent que l’élection des députes n’ait plus lieu juste après l’élection présidentielle comme c’est le cas depuis 15 ans, mais plutôt avant la présidentielle ou carrément à mi-mandat, ce qui donnerait au peuple le moyen d’infléchir une politique qui ne conviendrait pas. Votre vote peut y contribuer.

B comme Bien-être au travail

La crise sanitaire que le Monde vient de traverser a révélé combien notre société pouvait avoir de fragilités. Elles ont éclaté autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Ces derniers mois, les conditions de travail ont été encore dégradées. Le télétravail, lorsqu’il est possible, met en exergue les difficultés qu’il peut y avoir à concilier vie personnelle, familiale et professionnelle.

La réduction systématique des effectifs dans les entreprises, pour tendre vers plus de productivité, comme celle des personnels hospitaliers ou des EHPAD, met les personnels sous pression et les salaires ne suivent pas toujours, même si, bien-sûr, ils ne sont pas la seule contrepartie à l’engagement des personnels.

Le bien-être au travail est en train de devenir véritablement un enjeu de société. Aux Etats-Unis, des millions de cadres quittent leur emploi pour choisir un autre mode de vie.

Les rapports entre les directions et leurs personnels doivent évoluer et les partenaires sociaux devraient davantage encore en faire l’une de leurs actions prioritaires. Le monde digital vers lequel les entreprises basculent à marche forcée a tendance à ne plus mettre de limites aux sollicitations par téléphone, mails ou applications et les salariés ont le sentiment que ne pas répondre à un mail le week-end ou tard le soir peut distendre la confiance que le manager leur accorde. Le « droit à la déconnexion » n’est encore qu’une utopie.

Pour le secteur public, il y a urgence à redéfinir les priorités. Dans le secteur santé les Agences Régionales de Santé engloutissent des moyens financiers et humains sans apporter l’efficacité attendue. Les moyens disponibles doivent d’abord aller aux soignants qui font souvent encore trop de tâches administratives. De ce point de vue, il faut que l’hôpital puisse ponctuellement avoir recours à des compétences privées si nécessaire, sans qu’elles soient précarisées pour autant et sans que les partenaires sociaux réclament aussitôt leur titularisation.

Dans le secteur privé, en concertation avec les partenaires sociaux et les employeurs, le législateur doit intervenir avec discernement pour mieux délimiter encore le cadre de ce qui doit être admis, sans entraver la compétitivité des entreprises ou des commerces, mais en veillant aussi à protéger les salariés car ce qui a été fait ces cinq dernières années est insuffisant en la matière. Agir dans ce sens n’a pas pour but d’entraver la rentabilité des entreprises ou des commerces mais plutôt de faire en sorte, parce que les personnels s’y sentiront mieux, que les équipes dans leur ensemble soient plus efficaces, ce qui voudra dire plus performantes. Nous serons tous gagnants.

C comme Cumul

Je suis contre le cumul des mandats. Personne ne peut à la fois être un bon maire ou maire adjoint, disponible pour ses administrés, et chercher en même temps à se faire élire député. Il faut respecter les mandats que l’on reçoit des mains des électeurs. Bon nombre de candidats à ces élections législatives sont déjà engagés dans d’autres fonctions électives pour lesquelles elles ou ils ont été élus ces trois dernières années. Pourquoi se détournent-ils de leurs fonctions pour en réclamer d’autres ?

Je me présente à vos suffrages d’une part, parce que je sais quel est le travail d’un député pour avoir travaillé quatre années à l’Assemblée nationale et d’autre part parce que je dispose totalement de mon temps pour m’y consacrer exclusivement.

D pour Développement durable

Les françaises et les français, comme plusieurs autres peuples, majoritairement en Europe, mesurent désormais l’importance que représente l’écologie, non plus de manière théorique mais véritablement dans leur vie quotidienne, qu’il s’agisse de leurs modes de transports, de l’énergie qu’ils choisissent, du tri des déchets ou de leurs choix alimentaires et vestimentaires.

Cette prise de conscience, même si elle n’est pas encore majoritaire chez nos concitoyens, constitue une avancée essentielle. Elle peut largement contribuer à l’effort collectif contre le réchauffement climatique identifié comme le risque le plus lourd et le plus imminent pour la Terre.

L’écologique n’est pas incompatible avec le développement économique. Il est hasardeux d’opposer l’écologie et la croissance. De même, l’écologie n’est ni de droite ni de gauche et les alliances politiques souvent caricaturales entre « verts » et « rouges » sont fausses et simplement opportunistes. L’écologie politique, telle que les partis « verts » la présentent, est basée sur une taxation systématique de la production ou du commerce sous toutes ses formes. Elle prend pour postulat de départ qu’il n’y a que la contrainte par les taxes qui peut faire changer notre société.

Je n’adhère pas à cette démarche.

L’écologie positive passe par un changement raisonné et volontaire des modes de production et de consommation ; l’initiative de maraichage mise en œuvre à Blagnac dans la plaine des Quinze Sols en est un bel exemple. L’écologie passe aussi et d’abord par la sensibilisation et l’accompagnement de celles et ceux qui n’en mesurent pas encore assez l’importance, quelle que soit leur tranche d’âge.

Depuis le début de la révolution industrielle, la croissance nous a apporté des progrès scientifiques et techniques, elle a permis l’accomplissement de découvertes médicales fantastiques. Ne lui tournons pas le dos mais faisons en sorte qu’elle soit accompagnée et encadrée pour servir notre communauté dans le respect de notre environnement.

Plusieurs lois ont ainsi été votées au parlement ces dix dernières années mais il y a urgence. Qu’il s’agisse du secteur agro-alimentaire, pour lequel il faut accélérer les conversions parfois nécessaires des producteurs, ou qu’il s’agisse du secteur industriel.

Dans notre circonscription, l’activité de l’aéroport et de la construction aéronautique est le sujet le plus sensible lorsque l’on parle d’écologie. Les industriels de l’aviation, constructeurs et compagnies, font de gros efforts pour diminuer l’impact de leurs activités et leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2). Ils utilisent de plus en plus de kérosène de synthèse dont le bilan de production de CO2 est inférieur de 80% à celui du kérosène classique. Ils modifient les moteurs des avions, gèrent mieux le trafic aérien pour aller dans le sens de la décarbonisation de l’aviation. Il faut les encourager et leur donner les moyens d’accélérer plus que blâmer cette industrie dont le monde a besoin. Elle reste le poumon économique de Toulouse et sa région et elle est un des fleurons technologiques de l’Europe.

Les transports terrestres peuvent aussi être améliorés. Les travaux importants programmés sur le tramway desservant l’aéroport vont en faciliter l’accès mais ils auraient pu être faits dès l’origine de la ligne si les acteurs locaux, Grand Toulouse, Chambre de Commerce et mairie de Blagnac avaient fait l’effort de s’entendre sur un projet commun lorsque c’était encore un projet.

Très concrètement, à l’aéroport Toulouse-Blagnac, il y aurait facilement moyen de réduire les émissions annuelles de CO2 de 55,7 tonnes par an, c’est énorme. Il suffirait de raccorder directement les sorties des parking P1 et P2 au rond-point principal d’arrivée sans devoir faire 900 mètres de trajet pour quitter les parkings comme c’est le cas actuellement. 525.000 véhicules ont stationné dans ces parkings en 2019. Une voiture rejette en moyenne 118 grammes de CO2 par km ce qui représente un total de 55,7 tonnes rejetées par ces véhicules, chaque année. Plus d’écologie passe d’abord par plus de bon sens et pas toujours par de nouvelles taxes qui appauvrissent encore un peu plus les françaises et les français qui, au bout du compte, sont toujours les seules contributrices à l’effort collectif.

E comme Europe

L’Europe est souvent affublée de tous les maux et il est facile de considérer que cette institution n’est qu’un « machin » comme l’aurait qualifié le général de Gaulle dont on se demande quelle est sa valeur ajoutée par rapport au coût qu’il représente puisque c’est en milliards d’euros qu’il faut l’évaluer.

Pourtant, cette structure supranationale à laquelle nous contribuons depuis 1967 nous a apporté plus de 50 ans de paix, ce qui, sur cette partie du globe, ne s’était presque jamais produit sur une période aussi longue. Ceci dit, la sortie des britanniques doit aussi nous ouvrir les yeux sur les errements de cette institution dans sa forme actuelle. Trop de fonctionnaires y règlementent sans assise démocratique l’avenir des fromages au lait cru ou les règles de concurrence avec la Chine.

L’Europe doit redevenir une assemblée de nations qui débattent et choisissent ensemble de ce qu’elles veulent partager, une assemblée démocratique sur la politique sociale, sanitaire et industrielle que nous voulons construire ensemble.

Là aussi, la Commission européenne, qui est l’équivalent d’un gouvernement sans assise démocratique, décide de ce qu’il faut voter au parlement européen ; les députés européens, qui sont en définitive les seuls à être élus, s’exécutent.

L’Europe pourrait être bien davantage si ses principaux leaders en avaient la volonté. Elle doit construire une défense commune, elle doit reconsidérer ses frontières Schengen, elle doit être forte pour discuter d’égal à égal avec les Etats-Unis ou la Russie et trouver les moyens de s’accorder avec la Chine. Elle doit lutter contre les effets sociaux indésirables de la mondialisation. Ne soyons pas anti-européens mais donnons-nous, avec notre parlement national, la capacité à tenir tête et influencer chaque fois que nécessaire.

F comme Finances

La dette de la France s’élève à plus de 2800 milliards d’euros, pas moins. Cela représente 120% du PIB, Produit Intérieur Brut annuel. Cela ne serait pas dramatique si elle baissait, mais elle ne cesse de croitre, gouvernement après gouvernement. Le pays s’enfonce ainsi dans une spirale où nous laissons hypocritement à nos enfants et aux générations suivantes le poids de cette dette accumulée par manque de courage et de bonne gestion. Plus de la moitié des finances publiques est engloutie dans la politique sociale, quant à l’autre moitié, elle alimente les budgets de la commande publique, considérée comme soutien le plus direct à l’économie et à la relance.

Le Conseil général de la Haute-Garonne quant à lui, vient d’allouer une allocation de revenu annuel à 1000 jeunes. Dans le même temps, pôle emploi affiche des postes qui ne trouvent preneur, par exemple comme vacataire surveillant dans les lycées. Avouons qu’il y a là nature à s’interroger.

La politique sociale ne peut pas tout justifier et l’argent public ne vient pas de la planche à billets mais de notre travail collectif et dont les impôts locaux, régionaux, nationaux ne cessent de croitre ; or il n’y a pas de fatalité, il faut un changement de cap.

L’état doit désormais apprendre à gérer un budget à l’équilibre ; l’emprunt qui ne finance que du fonctionnement est à bannir. Le Parlement doit légiférer vite.

Accepteriez-vous longtemps qu’une famille disposant d’un revenu de 50.000 euros par an puisse s’endetter de 5000 euros de plus chaque année ? C’est pourtant à ce rythme que la dette de la France se creuse.

G comme Gastronomie

C’est pour sa gastronomie que des dizaines de millions de touristes viennent visiter la France chaque année. C’est un art, qui de mon point de vue n’est pas encore assez reconnu en tant que tel.

Mais c’est bien davantage qu’un art culinaire car c’est une manière de vivre, de se retrouver en famille autour d’un repas pour discuter, échanger et partager ce que la nature nous offre pour vivre. Notre département est bien placé dans ce domaine avec près d’une quinzaine de tables étoilées.

De plus en plus d’entre elles travaillent des produits régionaux, frais, favorisant les cultures bio.

Cette démarche que je soutiens s’inscrit dans cet objectif de faire de notre pays un exemple en matière de ce que j’appelle une « écologie douce », non dogmatique, non belliqueuse, non basée sur l’impôt.

Ce secteur redonne aussi espoir à la filière agricole qui peut mieux travailler en valorisant mieux sa production, sans forcément augmenter son bénéfice en augmentant ses volumes. Elle trouve ainsi des débouchés plus directs auprès des utilisateurs finaux, sans trop d’intermédiaires.

Cette démarche du « mieux manger » a bien évidement des conséquences positives sur la santé, en limitant les maladies cardio-vasculaires et les cancers liés aux agents chimiques utilisés par l’industrie-agroalimentaire. Là aussi, par la loi, il y a matière à encourager et accompagner ce cercle vertueux. La traçabilité sur les origines de la viande qui vient d’être mise en œuvre dans les restaurants est un bon pas en avant mais il faut encore aller plus vite et, par la loi, donner plus de visibilité aux consommateurs sur ce qu’ils achètent.

H pour Hôpital

La crise sanitaire que nous venons de traverser depuis deux ans est brutalement venue souligner combien l’hôpital public et le secteur de la santé avaient été abandonnés tout au long des quinze dernières années. C’est en milliers de personnes que l’on peut qualifier le manque de soignants. C’est en milliards d’euros que les besoins de financement s’évaluent. Là aussi, sans doute même plus qu’ailleurs, le pronostic vital de notre modèle de société est engagé. Il faut y ajouter la désertification médicale des campagnes, mais aussi des villes qui a directement pour effet d’envoyer les malades saturer les services d’urgences hospitalières, alors qu’ils souffrent d’une pathologie relevant d’un simple traitement médical qu’un médecin de ville aurait pu soigner plus vite.

Le système du « numérus clausus », limitant chaque année les nouveaux diplômés ainsi que l’examen du « PSAS » (Parcours Spécifique Accès Santé) s’avèrent inadaptés à l’urgence de la situation. Malgré la pondération du système de pré-choix « majeur-mineur », une étudiante voulant devenir kinésithérapeute ne veut pas finir dentiste, elle n’a pourtant souvent qu’un choix contraint par le résultat de son classement à l’examen de fin de première année.

Ce sont là des vocations que l’on brise vainement. Les déserts médicaux ne concernent plus seulement les campagnes ; ils sont aussi perceptibles en ville.

A l’hôpital, les Agences Régionales de Santé montrent chaque jour leur paralysie, leur inutilité tout en captant des ressources financières qui seraient autrement mieux utilisées directement auprès des patients.

Les personnels aides-soignants et infirmiers, sur qui tous les soins quotidiens reposent, sont véritablement en souffrance. Ils font trop de tâches administratives, manquent d’effectifs et ne sont pas décemment rémunérés. Depuis deux ans, malgré les besoins générés par le nombre de patients en réanimation, l’hôpital continue de voir ses effectifs baisser. Les discussions sur le Grenelle de la santé n’ont pas porté leurs fruits ou tout au moins n’ont pas permis de manière tangible d’apporter des solutions claires. Les écarts de rémunérations avec les autres pays européens montrent combien la France est en retard. Le parlement vote chaque année le budget du ministère de la santé, il peut donc en débattre et agir directement sur le sujet.

I pour Immigration

L’immigration est devenue le thème favori de plusieurs partis politiques, qui y sont favorables ou opposés, sans conditions et sans distinction entre accueil de réfugiés politiques et immigration économique. Il s’agit pourtant de deux sujets qui devraient être traités de manière bien distincte.

Les réfugiés politiques, par exemple les afghans ayant aidé l’OTAN dans sa lutte contre les talibans, doivent légitimement être aidés et accueillis et il ne s’agit que de quelques milliers.

Chaque commune de France, sur le fronton desquelles le mot FRATERNITE est inscrit avec la devise de notre république, pourrait accueillir un réfugié et sa famille. Il y serait ainsi nommément connu et, sous réserve d’en exprimer clairement la volonté et d’en respecter les codes, pourrait s’y intégrer, plutôt que de rejoindre sur les boulevards de Toulouse ou Paris, les réseaux anonymes clandestins des passeurs et trafiquants regroupant aussi les sans-papiers immigrants pour causes économiques.

Michel Rocard, Premier Ministre socialiste, résumait ainsi la situation il y a déjà trente ans : « La France ne peut accueillir toute la misère du Monde ». Là aussi, faute de courage et de discernement, elle en prend le chemin, laissant ces personnes errer au gré des aides publiques ou privées dont le millefeuille administratif français a le secret.

L’immigration économique quant à elle doit être limitée et encadrée. Elle ne l’est pas suffisamment et les limites européennes de Schengen n’en sont pas la seule raison ; Hypocrite, la France n’est simplement pas courageuse. L’acquisition de la nationalité française ne doit pas simplement être le résultat d’un entretien de cinq minutes et d’un questionnaire simplifié ; de même, le droit du sol n’a plus de raison de perdurer aujourd’hui. Pourquoi ne l’a-t-on supprimé qu’à Mayotte ?

J de Jeunesse

La jeunesse a besoin de loisirs, de sport et de culture, d’éducation et d’enseignement.

L’éducation et l’enseignement sont souvent pris l’un pour l’autre tant nous pouvons être nombreux à penser que c’est à l’école qu’en incombe la tâche. Il s’agit pourtant de deux sujets bien distincts ; L’éducation relève de la famille, l’enseignement relève de l’école.

On ne doit pas attendre de l’institutrice, de l’instituteur puis ensuite des professeurs qu’ils assurent l’éducation de nos enfants. Ils ne sont là que pour apporter l’enseignement c’est-à-dire le socle de connaissances et de compétences -capacités de raisonnement- qui permet à chacun de comprendre le monde, ses langues et ses sciences, humaines ou techniques.

Même si la cellule familiale a changé ou si les parents n’ont plus assez de temps nécessaire à consacrer à leurs enfants, en particulier parce qu’ils travaillent dur tous les deux ou que la cellule familiale est parfois recomposée avec des enfants partagés entre deux parents, l’éducation des simples règles de vie en communauté, telles que le respect, l’écoute, la politesse doit être faite au sein de la famille et les élèves doivent respecter leurs professeurs. En échange, le législateur et les administrations territoriales, doivent donner à l’école et ses maitres les moyens d’y travailler, qu’il s’agisse de leur protection, de leur formation ou des matériels pédagogiques dont ils ont besoin. L’école doit être un lieu apaisé où seul l’enseignement à sa place et aucune autre forme de prosélytisme (Nous en sommes loin aujourd’hui).

Si le niveau salarial du corps enseignant n’est pas très élevé, les professeurs disposent en revanche de pas mal de temps libre, plus de trois mois par an. Sans doute faudrait-il envisager avec eux de renforcer les moyens permettant d’assurer aux élèves un accompagnement plus soutenu lorsqu’ils le nécessitent, en fin de journée ou sur des périodes de vacances. Les élèves, autant que les professeurs, auraient à y gagner. Pour l’heure, les statistiques sur le niveau de l’enseignement en France ont tendance à montrer combien la qualité du niveau de connaissance des élèves se dégrade.

De même, au sein de l’école, certains préconisent le port de la blouse. J’y suis très favorable car cela introduirait un facteur supplémentaire d’égalité et obligerait les élèves eux-mêmes à ne plus se jauger en fonction des marques de vêtements à la mode que des familles modestes pensent être obligées d’acquérir pour aider leurs enfants à « s’intégrer ».

Un Ministre de François Mitterrand parlait déjà il y a vingt ans de vouloir « dégraisser le mammouth » de l’éducation nationale sans y être parvenu, ni ses successeurs depuis.

Les partenaires sociaux et représentants du corps enseignant devraient être force de proposition, mais sans esprit partisan, dans l’intérêt de l’école de la République et dans l’intérêt des enfants ; n’est-ce pas la priorité ?

K de Kilowatt-heure

Parlons du prix de l’énergie. Le Kilowattheure est de plus en plus cher et plus généralement le prix de l’énergie. Le plus choquant est que la taxe intérieure sur les produits pétroliers – grosse contributrice au budget de l’état – est proportionnelle au prix de base de l’énergie. Ainsi, lorsque le Qatar nous vend du gaz à 100 euros l’unité (il en produit 77 millions de tonnes par an) l’état français encaisse en moyenne 20 milliards d’euros de taxes payées par les utilisateurs. Cette taxe est un pourcentage du prix initial donc si le Qatar augmente son prix de vente, l’état français collecte mécaniquement plus de taxes, toujours payées par les contribuables.

Une réforme est urgente et indispensable pour que cette taxe devienne un montant forfaitaire, invariable du prix de base. Actuellement, sur 100 euros de gaz ou de pétrole, l’état perçoit 67 euros de taxes. Lorsque le prix du pétrole double (200 euros) l’état perçoit 134 euros de taxes, le total payé par l’utilisateur passe ainsi à 334€ au lieu de 267€. Je défends l’idée que le montant de taxes reste fixe (soit 67€). Les finances publiques n’en seraient pas dégradées pour autant et les contribuables cesseraient d’être les « vaches à lait » de ce système pervers.

Le poids de l’énergie pour se déplacer, s’éclairer, se chauffer pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Cette réforme proposée est par conséquent très urgente.

L de Liberté

Nos libertés sont particulièrement éprouvées depuis le début de la crise sanitaire que le monde traverse. Les gouvernements et parlements de la plupart des pays ont été conduits à les réduire très significativement, qu’il s’agisse de réunions, de déplacements, de travail, de cultures dans le but de limiter les contaminations, hospitalisations et décès.

Le plus souvent, le parlement n’a pas été le lieu du débat mais simplement celui d’un vote de confirmation de ce que le gouvernement avait décidé quelques jours plus tôt. Ce dernier a montré en deux ans qu’il pouvait décider de tout…et de son contraire et le parlement n’a pas eu d’autre choix que d’entériner ce qu’exigeait l’exécutif.

L’état d’urgence est en vigueur en France depuis deux ans au nom de cette crise Covid.

Je suis vacciné et j’ai reçu mon rappel en décembre. Je pense me protéger et participer à la protection des personnes que je rencontre, mais la façon dont les autorités gouvernementales nous l’expliquent et cherchent à nous l’imposer mérite quand même que l’on s’interroge.

Pour la plupart d’entre nous, nous renonçons en quelque sorte librement à nos libertés, et pour le bien de tous.

Demain, au nom d’une urgence climatique et de ses conséquences, supporterons-nous que le gouvernement décide de réduire encore nos libertés et accepterons-nous que le parlement le valide par le vote sans même qu’il y ait débat ? Je ne l’accepte pas.

M pour Mondialisation

La crise sanitaire a montré combien les pays pouvaient être dépendants les uns des autres. Les masques sont venus de Chine, les vaccins des quatre coins du monde.

Le chocolat vient d’Afrique, les avocats que vous mangez l’hiver viennent même parfois du fond de l’Amérique du Sud. Le plombier n’est pas toujours polonais mais le brassage de la main d’œuvre en Europe s’accélère.

La mondialisation est une évidence, pas forcément un fléau, encore faut-il l’encadrer pour qu’elle nous permette de trouver ce que nous n’avons pas mais pas pour qu’elle tue ce qui existe sur place sous prétexte de prix bon marché.

Dans la « circonscription d’Airbus » être opposé à la mondialisation reviendrait à dire que les américains ne devraient acheter que des Boeing ! Ce serait bien idiot puisque leurs achats d’Airbus se chiffrent parfois à plusieurs centaines d’appareils, ce qui représente des milliers d’emplois sur ce territoire de la Haute-Garonne. Avec le nouvel appel d’offres lancé par le Pentagone, on espère même voir Airbus vendre des avions ravitailleurs à l’armée américaine.

Mais la mondialisation n’a pas forcément sa place lorsque l’on sait faire aussi bien ici. En matière alimentaire, les initiatives prisent conjointement par la ville de Toulouse et la région Occitanie, visant à soutenir la filière locale, le M.I.N. et ses commerçants, méritent d’être soutenues et accompagnées. Celles prises par les grands distributeurs ou les commerçants pour se fournir dans la région sont aussi à encourager.

En 2011, la rue Alsace-Lorraine de Toulouse avait été pavée avec de la pierre chinoise et non avec celle du Sidobre, pourtant de très grande qualité et si proche ; voilà le genre d’erreur à ne pas commettre, tant pour l’économie que pour l’écologie.

N car Ni à droite, ni à gauche

Dès que je dis à mes amis que je me présente à ces élections ils me demandent si c’est à droite ou à gauche. Je trouve cela étonnant. Comme si l’engagement politique relevait à coup sûr d’un choix aussi caricatural : droite ou gauche comme s’il n’y avait que ces options.

Pourtant, après avoir grandi dans une famille de « droite », après avoir été observateur attentif des quarante dernières années de la vie politique française, j’ai l’impression de ne me sentir ni totalement de droite, ni complètement de gauche.

Sur certains sujets, les propositions de la « droite » ont ma préférence, ainsi, le fait de bien gagner sa vie par son travail n’a pour moi rien de blâmable et cette « jalousie de l’argent » n’est pas la solution pour apporter plus d’égalité ou de justice. Nombreux sont celles ou ceux qui se disent choqués par un chef d’entreprise qui gagnerait 200.000 euros par an alors qu’il y a une forme d’admiration devant des footballeurs professionnels ou des stars du showbiz gagnant plusieurs millions.

Je ne crois pas à la théorie du revenu universel qui me semble une utopie démagogique, ni même au mythe de « l’International Socialisme » dont le 20e siècle a pu largement mesurer les limites.

Je pense que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, que la rue et ses manifestations incessantes sont devenues un simple spectacle bien davantage qu’un lieu efficace de revendications. D’autres sujets, dits de gauche, m’agacent, comme cette tendance à croire que tous les efforts ne doivent reposer ou être financés que par « le grand capital », ou cette philosophie politique de « lutte des classes » comme si depuis Germinal, roman d’Emile Zola écrit au 19e siècle, le monde n’avait pas changé. L’écriture inclusive me parait aussi un gadget ridicule car elle n’apporte rien aux causes qu’elle prétend incarner, elle ne fait que détruire là aussi ce qui est notre langue, notre culture.

Sur d’autres points en revanche, je suis d’accord avec certaines idées sociales longtemps soutenues par les partis de gauche. Si l’on ne paie pas décemment les gens pour travailler, ils ont des raisons légitimes de protester. Si le capital est dix fois mieux rémunéré que le travail, il y a de quoi penser à l’injustice. Si un employeur ne respecte pas ses collaborateurs, il est légitime qu’il soit condamné au tribunal des Prud’hommes. Si les femmes ne sont pas traitées équitablement par rapport aux hommes, il y a bien des raisons de légiférer. Si la France n’est pas capable d’accueillir décemment les réfugiés politiques qui sont menacés dans leur pays, nous ne serions plus le pays des droits de l’Homme.

Je suis contre la peine de mort et il a fallu un gouvernement et un parlement socialistes pour la supprimer en 1981.

Finalement, je suis pour des valeurs d’éducation, d’incitation à l’effort et au travail, celles du respect des règles du « vivre ensemble », du respect de l’enseignant à l’école. Pour ces valeurs qui sont celles de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ni à droite ni à gauche mais inscrites au fronton de notre République.

C’est au centre que je trouve ma place. Là où l’on peut défendre ses idées parce qu’elles ne sont pas dictées par une idéologie partisane et caricaturale.

C’est aussi dans les valeurs Gaullistes même si ce mot ne parle plus à bon nombre d’électeurs. C’est pourtant sous l’impulsion du général de Gaulle qu’ont été mis en place la sécurité sociale ou la participation et l’intéressement dans l’entreprise.

Au bout du compte, il ne s’agit pas de savoir si l’on est « de droite » ou « de gauche » mais plutôt quelles sont les valeurs que l’on partage et les réformes que l’on propose.

O comme Ouverture

Différents choix politiques ont été faits en France au cours des 40 dernières années. En 1981, lorsque les socialistes remplacent les gaullistes à la tête de l’Etat, les français espèrent alors un vrai changement. Ils appellent cela l’alternance.

Cinq ans plus tard, les électeurs ramènent la droite au pouvoir pour changer à nouveau en 1988, puis en 1993, en 1997, 2002 et en 2012. Ces alternances pourraient laisser croire que « plus ça change, plus c’est pareil ».

Les élections de 2017, présidentielles et législatives, envoient un autre signal, celui d’une ouverture où des élus issus de différentes familles politiques se mettent à travailler ensemble. Mais dans les faits, le pouvoir reste extrêmement concentré entre les mains du Président de la République et de trois ou quatre ministres serviles qui s’assurent ensuite que le parlement entérine leurs choix.

Le député élu depuis cinq ans pour vous représenter n’a rien fait d’autre que dire « amen » aux demandes du gouvernement.

La raison de ma candidature est de vous représenter et faire entendre votre voix dans un parlement plus indépendant, quel que soit le résultat des élections présidentielles qui n’ont pour but que de mettre en place un Président ou une Présidente.

P de Précarité

La précarité, n’est pas que la pauvreté. C’est aussi la précarité d’un contrat de travail vacataire auprès d’une administration ou celle d’un CDD ou contrat d’intérim. La précarité c’est le fait de ne pouvoir construire aucun avenir. C’est une fragilité de la vie contre laquelle il faut lutter. C’est « l’Uberisation » du système.

La pauvreté, touche plus de huit millions de français. Comment peut-on prétendre être un pays riche et moderne ? Plus de la moitié du produit intérieur brut, c’est-à-dire de la richesse de l’économie générée chaque année en France, part en politique sociale sous diverses formes. Bien sûr depuis l’appel de l’abbé Pierre, lui-même élu député durant quelques années, les pauvres sont mieux accompagnés mais le paradoxe est que nombreux sont aujourd’hui de simples salariés qui n’arrivent plus à vivre décemment.

La conjugaison de l’arrivée de l’Euro et de la mise en œuvre des 35 heures a été dévastatrice pour les foyers à revenus moyens. Les salaires ont été longtemps gelés pour « absorber » la réduction du temps de travail mais, « en même temps » l’Euro a été un inévitable facteur d’inflation. Il en a résulté un abaissement régulier du pouvoir d’achat des familles à revenu moyen.

Aujourd’hui, le prix de l’énergie et des matières premières flambe véritablement. Les salaires, dont les charges restent élevées, n’arrivent pas à suivre.

Les salariés les plus démunis ne profitent bien sûr pas du tout du temps donné par les 35 heures. Ils cherchent au contraire souvent à travailler plus pour gagner de quoi mieux vivre.

Le simple retour aux 39 heures, à salaire horaire égal, apporterait une hausse de 12% du revenu mensuel. Les employeurs devraient également l’accompagner d’une hausse sensible du salaire horaire. 7% de hausse de salaire horaire conjugué à ce retour aux 39 heures représenteraient un total de 20% de salaire en plus. Il établirait une vraie différence entre ceux qui travaillent et ceux qui cherchent à « vivre du système » et des diverses formes de subsides publiques.

La participation et l’intéressement devraient également être étendus à de plus petites entreprises et le dividende salarié permettrait de mieux associer les personnels à la réussite des entreprises. C’est une proposition de Thibault Lanxade, patron du groupe Jouve, que je soutiens.

Q pour Qualité de vie

Nous mesurons tous les jours, et davantage encore depuis deux ans, ce que l’on veut dire par qualité de la vie ; l’importance qu’il y a à se sentir bien, à ne pas passer deux heures par jour dans les transports, à ne pas vivre dans un environnement anxiogène, qu’il soit professionnel ou personnel, à consommer des produits plus sains pour notre santé, à avoir accès à des logements plus agréables, mieux isolés, etc. La qualité de la vie peut couvrir bien des domaines, de la sécurité à l’écologie en passant par la santé.

Pour cela, le rôle de l’Assemblée nationale est important. Des mesures peuvent y être proposées, débattues et votées. Plusieurs l’ont été pendant cette dernière législature, en particulier ces trois dernières années ; qu’il s’agisse de celles sur la traçabilité des produits alimentaires qui vient de rentrer en vigueur, ou celle sur les emballages plastiques ou même un certain nombre de celles sur le contexte sanitaire. Pour ma part, j’irais plus loin sur les emballages alimentaires, la traçabilité des aliments, les incitations à la consigne et aux emballages réutilisables.

Dans le domaine de l’emploi, il faut travailler à la mise en place de contrats à temps variable où les jeunes pourraient travailler 45 heures et les séniors 30 dans leurs dernières années professionnelles, de manière à éviter le système couperet actuel où tout s’arrête à 62 ans alors qu’il faut inciter les gens à travailler un peu plus pour disposer d’une retraite plus décente.

A Toulouse, en matière d’habitat, je soutiens l’idée de réhabiliter et rénover les « immeubles tripodes » du Mirail, construits par M. Candilis dans les années 60, plutôt que de les détruire.

La crise sanitaire traversée a globalement révélé à quel point nos concitoyens étaient nombreux à être tentés de vivre « autrement ». L’émigration des parisiens vers la province en est l’illustration la plus forte.

Le Grand-Toulouse, dont la première circonscription fait partie, attire près de 15.000 nouveaux habitants chaque année. Bien-sûr il y a là en premier lieu des raisons économiques car l’aéronautique attire la main d’œuvre, mais il faut aussi y voir l’attrait d’une douceur de vivre qu’il nous faut savoir préserver.

R de Retraite

Le sujet de la retraite, de son équité, de son financement s’invite régulièrement dans le débat politique. Il devait être l’un des « plats de résistances » du quinquennat du Président Emmanuel Macron. En définitive, rien n’a pu se faire. En raison des hésitations et oppositions de nombreux partenaires sociaux ou corporatismes professionnels, puis sous prétexte de Covid. En définitive, le gouvernement a fait le choix de ne rien faire. Là aussi pourtant il y a urgence et le Parlement avait une vraie opportunité d’action qu’il n’a pas su saisir.

La réforme est nécessaire. Le choix de la retraite à 60 ans fait par François Mitterrand en 1981 était totalement démagogique et tous savaient il y a 40 ans que cette décision serait extrêmement coûteuse pour les générations futures, mais ils s’en moquaient, il fallait juste faire plaisir aux électeurs.

Le système actuel est déséquilibré pour ne pas dire injuste.Il n’intègre pas toutes les professions de manière équitable, c’est ce qui justifie de sa réforme entravée jusque-là par les égoïsmes corporatistes de quelques-uns. C’est une réforme que nous n’avons pas d’autre choix que de faire, mais on peut la rendre intelligente par une mise en œuvre progressive et non « couperet ».

S de Sécurité

Nombreux d’entre nous ont été choqués lorsque le Ministre de la Justice se risquait à dire il y a deux ans que l’insécurité n’augmentait pas mais qu’il ne s’agissait que d’un « sentiment d’insécurité » entretenu par les médias.

Pourtant les chiffres sur les vols, les agressions, les actes d’incivilités, sont tous en hausse, il est donc légitime de se préoccuper de sécurité. Il faut pour cela que le tandem Justice - Police fonctionne. Dans ce domaine des progrès restent à faire.

Je dois dire que je soutiens les policiers ; Ils nous protègent et l’ont prouvé à bien des reprises lors des manifestations violentes à l’automne 2019 et 2020. Lorsqu’il y a des erreurs, des écarts, des violences de la part de certains d’entre eux, elles sont repérées, dénoncées et jugées.

Souvenons-nous que notre pays est l’objet de nombreuses attaques, celles des islamistes et des terroristes, mais aussi des cyberattaques d’autres origines. C’est grâce à la police, à leurs agents, officiers et experts que nous devons notre sécurité intérieure. Disposer d’une police intelligente, formée et équipée est un gage de sécurité pour tous nos concitoyens, pas une menace.

T comme Travail

En 2020, selon les chiffres du ministère de l’économie, 293.000 emplois ont été détruits en France.

Heureusement, en 2021 l’économie française a pu créer 650.000 emplois nouveaux, dans l’élan d’une croissance évaluée à 7%.

A Toulouse, en raison des conséquences de la crise sanitaire dans le secteur aéronautique, ce sont de l’ordre de 10.000 emplois qui ont disparu. Airbus ainsi supprimé 3500 postes à Toulouse et sa sous-traitance en a aussi fait les frais.

Même si la politique du « quoi qu’il en coûte », dont le gouvernement s’est prévalu, a pu en gommer momentanément les cicatrices sociales, il est certain que bon nombre de familles ont vu leur vie changer à cause de cette crise et c’est certainement cette année, en 2022, que l’on va en mesurer tout l’impact.

Dans l’organisation de notre société, le travail est nécessaire à chacun d’entre nous. Il est évidement le premier facteur de revenu pour le foyer mais il est aussi pour la plupart un lien social, un réseau de connaissances et d’amis, un facteur de développement personnel lorsqu’il peut se faire dans un cadre épanouissant où chacun s’engage. C’est l’endroit où la majeure partie des adultes passent la majeure partie de leur vie ; autant faire en sorte que ce ne soit pas dans la contrainte et la souffrance.

Le marché de l’emploi devient de plus en plus changeant, parce que la concurrence est vive dans tous les secteurs, parce qu’il faut sans cesse se former à de nouvelles techniques, que ce soit dans la production ou le commerce avec l’arrivée de la révolution digitale qui ne nous laisse pas d’autre choix. Il est donc essentiel de soutenir et faciliter ces formations permanentes et accompagner ces mutations en veillant à ce que l’humain ne soit pas de plus en plus la variable d’ajustement de ces transformations.

Il faut accentuer les moyens de Pôle Emploi pour qu’il y ait un meilleur suivi de celles et ceux qui cherchent un travail avec les nombreuses offres de postes qui sont proposées, encore faut-il qu’elles soient payées décemment. Les hausses de salaires, de l’ordre de 10%, annoncées en décembre 2021 par les professionnels de l’hôtellerie et la restauration en sont l’illustration.

Les diverses allocations pour non emploi sont devenues presque aussi élevées qu’un salaire minimum à tel point que des centaines de jeunes, le plus souvent non qualifiés, préfèrent ne pas travailler. Peut-on continuer longtemps ? Vos impôts et les charges que l’on vous prélève, que vous soyez employeur ou salarié, sont-ils faits pour ça ?

La crise sanitaire a également brutalement accéléré le recours au télétravail. Mais sa mise en œuvre à la hâte peut à la fois contraindre les salariés et leurs employeurs. Il y a urgence à ce que les partenaires sociaux et le patronat puisse travailler à des solutions souples et intelligentes pour un accord « gagnant-gagnant ». Les députés doivent accompagner ce mouvement et voter si nécessaire les lois qui conviennent.

Enfin, rappelons que sur le plan écologique, le télétravail est aussi un moyen (on l’a bien mesuré pendant les confinements) de désengorger le trafic routier et les transports en général, faisant significativement baisser les émissions de CO2.

U pour Université (vs Grandes Ecoles)

La situation du marché du travail ne peut qu’inciter les jeunes à rechercher des qualifications toujours plus pointues. Le nombre de bacheliers, très élevé, incite les jeunes à vouloir suivre un enseignement supérieur mais le système actuel est grippé.

Le marathon de Parcoursup n’offre pas de souplesse et l’université manque de moyens. Il faut y investir et certainement la réformer pour qu’il y ait davantage de passerelles avec d’autres formations pratiques. Par exemple, comment expliquer à un jeune s’orientant après son BAC vers un BTS qu’il n’aura ensuite pas forcément moyen de poursuivre vers un master à l’université ? Pourquoi lui bloquer ces accès si l’on veut augmenter en France le niveau de qualification des jeunes ? Je tiens à votre disposition des exemples précis, concrets et vécus.

La multiplication des écoles privées formant aux nouveaux métiers du marketing, du digital, des cyber-sciences est la preuve que l’université n’a pas voulu ou n’a pas su gérer sa mutation ces vingt dernières années. La conséquence est terrible car les jeunes qui ont des revenus faibles choisissent l’université là où ceux qui ont davantage de moyens ont un choix plus ouvert pour leur formation.

Ces formations à deux vitesses ne sont pas optimales pour donner aux nouvelles générations tous les atouts de leur réussite. Le savoir universitaire est formidable, encore faut-il pouvoir le mettre à l’épreuve du monde du travail. Je proposerais la création de fondations d’entreprises destinées au financement universitaire, « l’argent n’a pas d’odeur » et l’université n’a rien à craindre des fonds privés.

V pour Vote

Notre pays existe depuis bientôt douze siècles mais cela fait quatre-vingts ans à peine que les françaises et les français peuvent voter librement, il faut le rappeler aux abstentionnistes toujours plus nombreux à chaque scrutin. Le vote est le véritable temps de l’expression de la démocratie. Plus qu’une manifestation bruyante ou qu’une pétition en ligne c’est le moyen par lequel chaque citoyen de plus de 18 ans peut choisir celle ou celui qui le représentera, qui sera son président, son maire ou son député.

Il existe une forme de fatigue démocratique et l’on peut avoir souvent le sentiment de voter par élimination si aucun des candidats ne nous convient complètement, mais il faut voter. Il faut participer à ce moment démocratique ou l’on intervient directement dans le choix de celles et ceux qui diront pour les cinq ans qui suivent ce qu’est la loi et les modifications qu’il faut y apporter. C’est essentiel même si l’on peut aussi envisager d’y ajouter des échanges et des consultations plus régulières et plus dynamiques du corps électoral, grâce aux outils digitaux dont nous disposons de nos jours.

Bien sûr, le débat sur le vote blanc est important et nombreux estiment qu’il devrait être considéré comme un suffrage exprimé et je suis d’accord avec cette approche tout en sachant qu’elle sous-tend dans bien des cas qu’il devra y avoir 2, 3, 4 ou peut-être même 5 tours pour arriver à trouver une majorité absolue, c’est-à-dire un score d’au moins la moitié plus une voix des suffrages dits « exprimés ». Sans doute le jeu en vaut-il la chandelle si c’est par là que le retour des citoyens vers l’isoloir doit se faire.

Les 10 et 24 avril ainsi que les 12 et 19 juin, votez !

W de Waterloo

Ces quelques semaines qui nous séparent du mois de juin vont être denses. Vous serez attentifs plus encore qu’à l’accoutumée aux sirènes politiques et il vous faudra trier tout ce que l’on vous dit, mais à la fin, ce sera vraiment à vous de choisir.

Pour le corse d’origine que je suis, Waterloo est l’incarnation de l’échec. Lorsqu’on se lance en politique, il faut savoir en accepter l’idée même si l’on doit d’abord vouloir convaincre et gagner.

De mes lectures je retiens, entre autres, cette phrase de Winston Churchill : « le succès ne dure pas. L’échec ne tue pas. Ce qui compte c’est le courage de continuer » alors je serai à vos côtés pour continuer encore et encore à expliquer mon point de vue, les réformes que je propose de mettre en œuvre et les valeurs que je défends.

X-Y

Trop longtemps le « genre » a été un élément de différenciation injuste entre les femmes et les hommes dans notre société. Rappelons-nous pourtant qu’il y a un siècle l’industrie et l’agriculture françaises se seraient effondrées si les femmes n’avaient pas courageusement remplacé les hommes partis combattre.

Sur les inégalités de salaires, de postes, et parfois de traitements dans la vie quotidienne, des rattrapages sont en cours. Il était temps. Mais les à priori et les écarts restent encore souvent trop importants. Je ne suis pas nécessairement partisan d’une politique de quotas issus d’une discrimination positive car il n’y a pas de raison de pénaliser non plus un homme, à compétence égale, sous prétexte qu’il est de sexe masculin et n’entrerait plus dans les nouveaux quotas imposés. Il faut juste accélérer partout l’égalité entre les hommes et les femmes, et veiller, en premier lieu à l’école ; à ce que les filles puissent aspirer aux mêmes formations et carrières que les garçons, qu’elles en aient l’ambition et les moyens. Cette égalité doit aussi fonctionner dans les deux sens et un homme doit pouvoir prendre un congé parental sans avoir à en pâtir dans son emploi.

Enfin, je suis profondément choqué par ces religions qui pratiquent sur le sol français une « mise sous tutelle » des femmes, leur interdisant certains lieux, même des cafés, ou les obligeant se vêtir de telle ou telle façon. Nous sommes dans un pays laïc où la liberté et l’égalité sont inscrites au fronton de notre République.

Z comme Zone commerciale

Parler de zone commerciale dans cette circonscription n’est pas anodin puisque l’une des plus importantes de Toulouse se situe à Blagnac. Autour d’un des plus grands centre Leclerc du département elle regroupe de nombreuses enseignes de distribution du vêtement, électroménager, bricolage, sport, jardinage, décoration de maison, etc .. Y faire ses courses y est facile. Le stationnement est gratuit là où, dans Toulouse, il est devenu cauchemardesque ou trop cher.

Depuis plus de trente ans les villes françaises ont cédé aux sirènes de la grande distribution et des « mall » à l’américaine. Les consommateurs que nous sommes y avons sans doute gagné en prix. La nouvelle polémique des centres Leclerc et de la baguette de pain à 30 centimes en est l’illustration.

A contrario le commerce traditionnel et celui du centre-ville souffrent.

Mais demain, ce ne sont plus les commerces de centre-ville qui auront à lutter contre la grande distribution. Ce seront eux, ensemble, qui auront à trouver les armes contre Amazon et le commerce en ligne qui devient l’habitude des nouvelles générations. Ce commerce-là est à encadrer si l’on ne veut pas voir s’effondrer l’organisation actuelle de nos territoires. C’est aussi cela le rôle du parlement français. La proposition formulée par Yannick Jadot, relative à la graduation de la TVA en fonction de l’origine du produit et son bilan carbone, n’est pas sans intérêt

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