Demain, on rase gratis !

Demain, on rase gratis !

Le Journal du Dimanche présentait ce 6 février une enquête sur l’état de la France. Le journal Le Monde titrait quant à lui le 5 février que la création d’emplois en France avait été massive. La lecture « au premier degré » des chiffres énoncés pourrait nous inciter à être rassurés sur les mois et les années à venir et l’on pourrait se prendre à rêver de lendemains qui chantent. C’est pourtant à la loupe qu’il faut analyser le caractère véritable de la situation.

Certes, si personne ne peut blâmer l’aspect optimiste de la situation, le « quoi qu’il en coûte » a précisément coûté 130 milliards et la dette atteint aujourd’hui un sommet jusque-là inédit ; 2151 milliards d’euros seront ainsi à rembourser un jour et les générations qui nous suivent en auront à assumer le fardeau. Dès 2023, il nous faudra débourser 180 milliards pour en payer les annuités. CENT QUATRE VINGT MILLIARDS !!!! Toutes celles et ceux qui pensent qu’il suffira d’en décréter l’apurement, en d’autres termes l’annulation, se mettent le doigt dans l’œil. Nos créanciers sont au coin du bois et c’est la crédibilité de notre pays qui est en jeu.

On ne peut plus -décemment- vivre ainsi au-dessus de nos moyens. L’emprunt était facile. D’une part il était légitimé par la "guerre" contre les conséquences économiques du Covid et d’autre part, les taux presque négatifs en facilitaient l’accès. Mais le grand écart finit par faire mal aux adducteurs.

Les prochains budgets devront être draconiens. Ceci veut dire qu’il faudra choisir les priorités et réduire certaines dépenses. Comme lorsqu’on gère le budget d’un ménage en temps de pénurie, l’accessoire passera après l’indispensable. Dans tous les cas ce sera mon fil conducteur car l’argent du budget de l’état, quoi qu’on en dise, vient toujours de la poche des françaises et des français.

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